Vous trouvez les erreurs 404 après une refonte en croisant trois sources, car aucune seule ne les voit toutes. La première est le rapport Pages de Search Console, qui liste les URLs renvoyant une 404 que Google a déjà rencontrées. La deuxième est une exploration du site neuf, qui repère les liens internes cassés. La troisième, la plus complète, compare l’inventaire des anciennes URLs au nouveau site, ce qui révèle les 404 que Google n’a pas encore visitées. Le piège est de s’en remettre à une seule : Search Console est en retard de quelques jours, et une exploration ne voit pas les anciennes URLs qui ne sont plus liées nulle part. Ensemble, elles donnent la liste complète, à corriger ensuite par des redirections 301 vers la bonne page. WPBuildAI compare l’ancien et le nouveau site et livre les URLs cassées avec leur carte de redirections.
Pourquoi une seule source ne suffit pas
Avant les méthodes, il faut comprendre pourquoi il en faut trois. Chaque source a un angle mort. Search Console ne signale une 404 qu’après que Google a recrawlé l’URL, ce qui prend des jours, donc juste après une refonte sa liste est incomplète. Une exploration du site neuf ne suit que les liens présents sur ce site, donc elle ne voit pas une ancienne URL indexée que plus aucun lien ne pointe. Et l’inventaire des anciennes URLs, lui, ne sait pas lesquelles renvoient vraiment une 404 sans test. Croiser les trois comble les angles morts de chacune, et c’est la seule façon d’obtenir la liste vraiment complète.
Source 1 : le rapport Pages de Search Console
La première source est le rapport Pages (ex-Couverture) de Search Console, dans la section des pages non indexées. Cherchez la catégorie « Introuvable (404) » : elle liste les URLs que Google a explorées et trouvées en erreur. C’est précieux parce que ce sont des URLs que Google connaissait, donc qui avaient probablement une position. Le rapport indique aussi quand chaque URL a été vue pour la dernière fois. Le report n’est pas instantané, comme le rappelle le guide sur le déplacement avec changement d’URL : juste après la mise en ligne, la liste grandit encore, alors revenez-y quelques jours plus tard.
Source 2 : une exploration du site neuf
La deuxième source est un crawl du site neuf, avec n’importe quel outil d’exploration. Il part de l’accueil, suit chaque lien et note ceux qui renvoient une 404. Cela attrape les liens internes cassés : des menus, des boutons ou des liens dans le contenu qui pointent encore vers les anciennes adresses. C’est le type de 404 que Search Console met le plus de temps à voir, parce qu’elle dépend du recrawl. Le Web Almanac 2024 (HTTP Archive) rappelle qu’un site a plus de liens internes qu’on ne croit, donc une exploration en révèle souvent davantage que prévu.
Source 3 : l’inventaire des anciennes URLs comparé
La troisième source est la plus complète et celle que les deux autres manquent. Reconstituez la liste des anciennes URLs (ancien sitemap, index de Google, Search Console, statistiques), puis testez chacune sur le site neuf, comme dans extraire toutes les URLs. Celles qui renvoient une 404 sont vos pages cassées, y compris celles que plus aucun lien ne pointe et que Google n’a pas encore recrawlées. C’est cette comparaison ancien contre neuf qui révèle les 404 « silencieuses », celles qui avaient du trafic mais qu’aucune autre méthode ne fait remonter avant que la position ne soit perdue.
Triez les 404 par trafic
Une fois la liste réunie, toutes les 404 ne se valent pas, donc classez-les. Le trafic est concentré, comme l’a montré l’étude d’Ahrefs : un petit nombre d’URLs portait l’essentiel des visites. Croisez votre liste de 404 avec les clics que ces URLs recevaient (Search Console, statistiques) et traitez d’abord les plus visitées. Ainsi vous récupérez le gros du trafic vite, sans vous noyer dans une longue liste de pages qui ne recevaient presque rien. Une 404 sur une page sans trafic n’est pas une urgence ; une 404 sur une page populaire, si.
De la détection à la correction
Trouver les 404 n’est que la moitié du travail : il faut ensuite les corriger. Chaque ancienne URL cassée reçoit une redirection 301 vers son équivalent réel sur le site neuf, en un seul saut, pas vers l’accueil, que Google lit comme une soft 404, selon la documentation sur les redirections. C’est l’objet du plan de redirection 301. Vérifiez ensuite la baisse des 404 dans Search Console, comme dans corriger les 404 dans Search Console. La détection sans correction ne sert à rien, et la correction sans détection complète laisse des trous.
Étapes
- Ouvrez le rapport Pages de Search Console et relevez les « Introuvable (404) ».
- Explorez le site neuf pour repérer les liens internes cassés.
- Reconstituez les anciennes URLs et testez-les sur le nouveau site.
- Fusionnez les trois listes en une seule, sans doublons.
- Triez par trafic pour savoir quoi corriger d’abord.
- Appliquez les 301, vérifiez-les et suivez la baisse des 404.
Exemple : retrouver les 404 oubliées
Prenons un site refait dont le trafic a baissé sans cause visible. Le rapport Pages de Search Console montre 60 URLs en 404, mais l’équipe sait que c’est incomplet, car la refonte est récente. Une exploration du site neuf ajoute 25 liens internes cassés dans d’anciens articles. Surtout, en comparant l’inventaire des anciennes URLs au nouveau site, elle découvre 90 URLs cassées de plus, dont plusieurs pages à fort trafic que rien d’autre n’avait signalées. La liste fusionnée et dédoublonnée compte 150 URLs, triées par clics. Les 301 sont appliquées d’abord aux plus visitées, et le trafic remonte, parce que la détection était complète.
Les erreurs à éviter
- S’en remettre à Search Console seule, qui est en retard de plusieurs jours.
- Explorer le site neuf sans comparer aux anciennes URLs, et manquer les 404 silencieuses.
- Traiter toutes les 404 à égalité au lieu de trier par trafic.
- Confondre le diagnostic de la chute, comme dans diagnostiquer une chute de trafic, avec la détection des 404.
- Trouver les 404 sans jamais appliquer les redirections.
Ce qu’il faut retenir
Vous trouvez les erreurs 404 après une refonte en croisant trois sources : le rapport Pages de Search Console, une exploration du site neuf et l’inventaire des anciennes URLs comparé au nouveau site. Aucune seule ne les voit toutes, car chacune a son angle mort, et c’est la comparaison ancien contre neuf qui révèle les 404 silencieuses à fort trafic. Fusionnez les listes, triez par trafic, puis corrigez par des 301 vers la bonne page en un seul saut et suivez la baisse dans Search Console. WPBuildAI compare l’ancien et le nouveau site et livre les URLs cassées avec leur carte de redirections. Envoyez l’adresse de votre site pour une analyse gratuite.
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