Vous rédigez un cahier des charges de refonte en décrivant le contexte et les objectifs, le périmètre, les exigences techniques et de contenu, et surtout les exigences de préservation du référencement, avec les livrables et les critères de recette. La plupart des cahiers des charges couvrent bien le design et les fonctionnalités, mais oublient la section la plus coûteuse : celle qui exige, noir sur blanc, que l’inventaire des URL, la carte de redirections 301, la parité des métadonnées et la performance soient pris en charge par le prestataire. Sans elle, l’agence livre un beau site qui perd du trafic, non par incompétence, mais parce que personne ne lui avait demandé de le préserver. Décrivez aussi l’existant à reprendre, pour qu’il ne soit pas recréé de zéro. WPBuildAI analyse le site et fournit l’inventaire des URL, des contenus et des métadonnées à inscrire dans le cahier des charges.
À quoi sert un cahier des charges de refonte
Un cahier des charges sert à transformer une intention en exigences vérifiables, pour que le prestataire sache exactement ce qu’il doit livrer. C’est le document qui aligne vos attentes et le travail de l’agence, et qui sert de référence à la recette. Pour une refonte, sa fonction la plus importante est souvent invisible au premier regard : il doit protéger ce qui marche déjà. Une refonte ne part pas de rien, elle remplace un site qui a un trafic, des positions et des contenus. Si le cahier des charges ne nomme pas ce qui doit être préservé, il invite implicitement à tout refaire, et c’est là que le trafic se perd.
Le contexte et les objectifs
La première section pose le décor : qui vous êtes, ce que fait le site actuel, et pourquoi vous le refaites. Énoncez les objectifs en termes mesurables plutôt que vagues : « augmenter les demandes de devis » est plus utile que « moderniser ». Précisez aussi ce que vous ne voulez pas perdre, et c’est crucial : le trafic organique, les positions et les conversions actuelles. En donnant ces objectifs, vous donnez au prestataire le moyen de juger ses propres choix. Un objectif clairement chiffré oriente tout le reste du document, parce que chaque décision de design ou de technique peut être pesée à l’aune de cet objectif.
Le périmètre : ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas
Le périmètre délimite le travail, et son absence est la source numéro un des malentendus. Listez ce qui est inclus : le nombre de gabarits de pages, les fonctionnalités, les langues, la reprise du contenu existant. Listez aussi, tout aussi explicitement, ce qui n’est pas inclus, pour éviter les attentes implicites. Précisez si la migration du contenu et la mise en place des redirections font partie du périmètre ou non, car c’est souvent la zone grise où le travail SEO tombe entre deux chaises. Un périmètre net protège les deux parties : vous savez ce que vous recevez, et l’agence sait ce qu’elle doit chiffrer.
La section qu’on oublie : les exigences de référencement
Voici la section qui distingue un cahier des charges qui protège le trafic d’un qui le sacrifie. Exigez explicitement quatre choses. D’abord, l’inventaire complet des URL existantes et une carte de redirections 301 vers les nouvelles, selon le guide sur le déplacement avec changement d’URL. Ensuite, la parité des métadonnées : titres, descriptions et canoniques repris page par page. Puis le maintien de la performance, mesurable via les Core Web Vitals. Enfin, la préproduction maintenue hors index. Le trafic est concentré, comme l’a montré l’étude d’Ahrefs, donc nommez les pages clés à préserver en priorité. C’est l’objet de conserver le référencement lors d’une refonte.
Le contenu et l’existant à reprendre
Une refonte n’efface pas le contenu, elle le transporte, et le cahier des charges doit le dire. Indiquez quel contenu existant doit être repris tel quel, lequel doit être réécrit, et lequel peut disparaître. Sans cette précision, l’agence risque de recréer des pages de zéro et de perdre des contenus qui se positionnaient, car ce sont les contenus et les liens qui classent, comme l’a montré l’analyse de Backlinko. Fournissez l’inventaire des contenus existants en annexe, pour que la reprise soit une tâche cadrée et non une découverte en cours de projet. C’est aussi ce qui permet à l’agence de chiffrer juste.
Les livrables et les critères de recette
La dernière section transforme les exigences en preuves attendues. Listez les livrables concrets : le site, bien sûr, mais aussi la carte de redirections 301 appliquée, comme dans faire un plan de redirection 301, et le rapport de parité des métadonnées. Définissez ensuite les critères de recette, c’est-à-dire ce qui doit être vrai pour accepter la livraison : pas de 404 sur les anciennes URL, redirections en un seul saut, métadonnées présentes, performance dans les seuils. En rendant la préservation du référencement un critère de recette, vous la sortez du domaine du bon vouloir et en faites une condition de paiement. Un calendrier aide aussi, comme le modèle de calendrier de migration SEO.
Le plan du cahier des charges
- Contexte et objectifs mesurables, dont ce qu’il ne faut pas perdre.
- Périmètre : inclus et non inclus, dont la migration et les redirections.
- Exigences de référencement : URL, 301, métadonnées, performance, préproduction.
- Contenu : ce qui est repris, réécrit ou supprimé, avec l’inventaire.
- Exigences techniques et de design.
- Livrables et critères de recette, dont les redirections appliquées.
Exemple : une exigence SEO bien formulée
Prenons la différence entre une exigence vague et une exigence solide. Vague : « le site doit rester bon pour le SEO ». Solide : « le prestataire fournit la carte de redirections 301 de toutes les anciennes URL vers leurs équivalentes, vérifiée en un seul saut ; les métadonnées sont reprises page par page ; aucune ancienne URL ne renvoie de 404 à la recette ; la préproduction reste en noindex jusqu’à la mise en ligne ». La seconde est testable : à la livraison, vous pouvez vérifier chaque point, conformément à la documentation sur les redirections. C’est cette précision qui évite la perte de trafic décrite dans perte de chiffre d’affaires après une refonte.
Les erreurs à éviter
- Décrire le design en détail et oublier la section de préservation du référencement.
- Laisser le périmètre flou sur la migration du contenu et les redirections.
- Formuler des exigences SEO vagues et donc invérifiables.
- Ne pas fournir l’inventaire de l’existant, et laisser tout recréer de zéro.
- Oublier de faire des redirections et de la parité des métadonnées des critères de recette.
Ce qu’il faut retenir
Vous rédigez un cahier des charges de refonte avec le contexte et les objectifs, le périmètre, le contenu, les exigences techniques et les livrables, et surtout une section qui exige la préservation du référencement : inventaire des URL, carte de redirections 301, parité des métadonnées et performance. C’est la section la plus souvent oubliée et la plus coûteuse, car sans elle l’agence livre un beau site qui perd du trafic. Rendez ces exigences mesurables et faites-en des critères de recette, pour qu’elles conditionnent l’acceptation. Fournissez l’inventaire de l’existant pour que rien ne soit recréé de zéro. WPBuildAI analyse le site et fournit l’inventaire des URL, des contenus et des métadonnées à inscrire dans le cahier des charges. Envoyez l’adresse de votre site pour une analyse gratuite.
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